Oursin – Les ancêtres

Morada

Partition d’après mon texte « Postoursin – les ancêtres ». Musique: Germán Bringas – « Oscura »Pour la regarder, veuillez bouger votre écran d’un haut vers le bas plusieurs  et écoutez le son ci-dessus. Puis veuillez l’interpréter comme ça vous plaira.

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« Mon père décida d’aller nager dans la mer et mettre en pratiques ses capacités de bon nageur. Pourtant, déjà assez éloigner du bord, un fort courant l’empêcher des plus en plus de retourner et il se voyait chaque fois plus seul et confiné a une vaste masse d’eau.

Au bout de la lutte à contrecourant,  la fatigue insurmontable le rendu incapable de continuer et il décida de lâcher prise. Le courant lui rendu près d’une rochée couverte par plein d’oursin et étant, à son avis, le seul espoir de ne pas se noyer, il la prit.

Couvert par les épines d’oursin, mon père avait éprouvé  un petit gout de sa propre mort, et pourtant grâce à la douleur des épines d’oursin il eut accès a une reprise de sa vie.

C’est comme ça que les oursins ont devenu un de mes ancêtres les plus précieux. »

D.T.

Crue, ce qui me reste du printemps 2016

Ce – Moir – est ce qui me reste d’une exposition collective de polyptyques de dix femmes artistes orchestrée par Rugiada Cadoni à l’Espace Secret à Paris où je présentais, installé à l’arrache sur un arbre – poutre, un cadavre exquis sonore de confessions sur la forêt à écouter sur cassette.

Pendant ce temps-là, au-dehors, la Seine était en crue et débordait de son lit. Bonne nuit. AL

Sylvia sur larbre poutre
Crédit photo @ Service des Urgences Poétiques

Voyage au pays du sang, ce qui me reste du printemps 2016

Ce – Moir – est ce qui me reste de la traversée poétique des onze articles la loi du sang du Kanun, code pénal édicté par les sultans ottomans qui régit encore aujourd’hui de manière coutumière la vie dans les montagnes dites maudites d’Albanie, telle qu’elle a été imaginée par le poète Idlir Azizaj dans le Voyage au pays du sang. Face à moi, au texte, le ténébreux Arben Bajraktaraj (l’assassin et la victime), et à la mise en scène évoluant sans cesse par les mains agiles et la présence magique du performeur de geste et d’objets Constantin Leu (le régulateur).

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Dans ce drame poétique qui s’installe dans la beauté hostile des montagnes balkaniques, j’incarne la fileuse qui chante les mémoires ne se transmettant plus qu’à l’oral et joue de l’instrument de la Justice. Unique présence féminine se dupliquant pour incarner toutes les femmes, mères, filles, soeurs, pleureuses qui apportent de manière discrète nourriture et réconfort aux cloîtrés ne pouvant plus sortir des tours pour cause

de dette de sang. Mon instrument, tricorde conçu et construit pour l’occasion par le luthier Glenn Marzin, est un hybride entre le kemenche, la basse électrique et le violoncelle dont les cordes peuvent être pincées, frappées ou frottées avec un archet.

Chaque corde de cet instrument insolite symbolise une des énergies fondamentales de la grande balance entre la vie et la mort : à droite une vie prise, à gauche une vie rendue, et au milieu le point d’équilibre.

«  Je ne parle pas de la victime, je ne parle pas de l’assassin, ils font partie du paysage : je parle de l’éclat des objets. Sur scène, il n’y a pas de personnages dramatiques, il y a pour moi un verbe, un chant et un régulateur. » Idlir Azizaj

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Pour en savoir plus

:
Voyage au pays du sang du poète albanais Idlir Azizaj, avec Arben Bajraktaraj (l’assassin et la victime), Aurore Laloy (la fileuse), Constantin Leu (le régulateur). La première représentation a eu lieu en Mars 2016 à la Maison d’Europe et d’Orient dans le cadre du festival de poésie « Le cercle d’Ottokar#1 » en partenariat avec l’Ambassade d’Albanie, Le Printemps des Poètes, Anis Gras le lieu de l’autre à Arcueil et Le Générateur à Gentilly.
>>> www.horslaloy.net/voyage-au-pays-du-sang
>>> www.sildav.org/voyage-au-pays-du-sang
>>> www.printempsdespoetes.com/voyage-au-pays-du-sang
>>> http://association-albania.com/Paris/voyage-au-pays-du-sang

Photos © François Ramstein / Service des Urgences Poétiques 2016

Sylvia, ce qui me reste de l’automne 2015

Ce – Moir – est ce qui me reste d’un soir où nous visitâmes avec quelques amis anglais la suite de l’Hôtel Pigalle où trône Sylvia, mon premier vinyl de poésie post-rock, au milieu d’une collection de raretés dénichées par Victor Kiswell, le musicologue qui a équipé l’hôtel mythique de la rue Frochot. http://lepigalle.paris/collaboration-hotel-victor-kiswell-le-musicologue/

Sylvia, édition unique et limitée fabriquée et numérotée main du vinyl en hommage à Sylvia Lacan-Bataille, l’Origine du Monde, Terre Erotique, la forêt. Un extrait de la face B s’écoute ici :
https://soundcloud.com/s_y_l_v_i_a

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Crédit photo © Heidi Ellison / Jérôme Nivet-Carzon

– Crédits du vinyl Sylvia –
Aurore Laloy [texte / voix]
David Haddad [compos / guitare / voix]
Automne Lajeat [violoncelle]
Mélissa Cox [violon]
Vincent Hindson [saxophones]
Jacques Tatou Navaux [batterie]

Patrick Müller [mastering]
Squeezer [pressage vinyl]
Manna L’Anton [linogravure pochette]
François Ramstein [production]
Victor Le Pape [management]

Pour vous procurer un vinyl, ou faire

jouer Sylvia en live chez vous contactez Victor Le Pape management / +33 (0) 663 170 610 / urgencespoetiques@gmail.com
Plus d’infos sur http://www.horslaloy.net

Jesuve, ce qui me reste de l’été 2015

Ce – Moir – est ce qui me reste d’une invitation à lire de la poésie érotique au bord de la Loire dans la somptueuse demeure d’un psychanalyste lacanien ayant baptisé son sous-sol avec vue sur le fleuve au crépuscule Le Garage au rêveur. C’est ainsi que pour propager l’Eros au bord de l’onde dans la capitale des fous, nous avons marché pieds nus dans l’herbe, un brin dans les dents d’Olivier, un sourire aux lèvres de la belle Automne, quelques rifs à la guitare de David. C’était Jésuve.

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✠ ✛ ✠ Jésuve ✠ ✛ ✠
Incantations de textes érotiques sur musique post-rock et vidéos live, pour celles et ceux qui osent « jouer avec les filles, le soleil et la littérature » Jean-Jacques Pauvert
– Aurore Laloy (voix)
– Automne Lajeat (violoncelle)
– David Haddad (guitare – machines)
– Olivier Garouste (vidéos)

✠ ✛ ✠ Contacter Jésuve ✠ ✛ ✠
Victor Le Pape management +33 (0) 663 170 610
jesuvejesuve@gmail.com
https://www.facebook.com/pages/JESUVE

Crédit photo : Nicolas Laurent pendant les balances de Jésuve au Garage au rêveur. Festival art et psychiatrie « Les rendez-fous » à Saint-mathurin sur Loire en juin 2015, sur l’invitation de Laurent Schuh et Litana Soledad de la compagnie Les Arts et mouvants.

Je vous souhaite de beaux rêves érotiques à tous. 12 juillet 2015, AL