Oursin – Les ancêtres

Morada

Partition d’après mon texte « Postoursin – les ancêtres ». Musique: Germán Bringas – « Oscura »Pour la regarder, veuillez bouger votre écran d’un haut vers le bas plusieurs  et écoutez le son ci-dessus. Puis veuillez l’interpréter comme ça vous plaira.

*

« Mon père décida d’aller nager dans la mer et mettre en pratiques ses capacités de bon nageur. Pourtant, déjà assez éloigner du bord, un fort courant l’empêcher des plus en plus de retourner et il se voyait chaque fois plus seul et confiné a une vaste masse d’eau.

Au bout de la lutte à contrecourant,  la fatigue insurmontable le rendu incapable de continuer et il décida de lâcher prise. Le courant lui rendu près d’une rochée couverte par plein d’oursin et étant, à son avis, le seul espoir de ne pas se noyer, il la prit.

Couvert par les épines d’oursin, mon père avait éprouvé  un petit gout de sa propre mort, et pourtant grâce à la douleur des épines d’oursin il eut accès a une reprise de sa vie.

C’est comme ça que les oursins ont devenu un de mes ancêtres les plus précieux. »

D.T.

Oursin – Improvisation 1

oursinimpro1

Pour la prochaine impro de L’Oursin dans el Huacal (27/10-16,  Oaxaca, Mexique),  voici une petite partition somatique à suivre en mouvement.

Son: a découvrir

Suivi  possible:

De gauche â droite en lâchant le système nerveux volontaire. Entrez dans le système nerveux autonome phase 1: sympathique / phase 2: parasympathique. Profitez un  moments,  dans le centre d’un lâcher-prise, et repartez doucement vers un vécu du système parasympatique, puis du système sympathique, pour arrive finalement à nouveau au système volontaire. Lachez tout, laissez vous être  un oursin

Metazoa Process_ Oursin

Lors de ma participation à Metazoa Process , j’ai décidé de mettre en jeu un être de famille très particulière qui revenait souvent à mon tête-corps: L’Oursin.
Voici des digressions sur un certain moi ­zoon.

Métazoa Process

Metazoa, du grec meta ‘après’ et zōon ‘animal’, est un nom de clade désignant les
animaux. Les métazoaires constituent, en classification du vivant, l’ensemble des animaux,
êtres eucaryotes*, pluricellulaires, hétérotrophes* et généralement mobiles. S’opposant aux
protozoaires unicellulaires, ils regroupent 35 embranchements comprenant en tout plus d’un
million d’espèces, adaptées à tous les environnements. Les métazoaires sont
extrêmement diversifiés, de l’éponge à l’éléphant en passant par les étoiles de mer, les
scarabées, les escargots ou l’Homme.

Metazoa_Oursin: Variations autour des proximités d’un échinoderme
Le nom du phylum échinoderme dérive du mot « echinos » qui signifie « hérissé » et « derma »
qui signifie « peau ».
Les êtres de ce phylum sont très différents des autres dans un aspect très remarquable: la
plupart des animaux, même l’homme, ont une symétrie bilatérale. Ils ont le corps divisé en deux
moitiés droite et gauche à­peu­près identiques. Mais les échinodermes adultes ont une symétrie
radiale. Dans le centre il y a la bouche, à partir de laquelle les bras et des autres structures sont
projetés vers le dehors, comme les rayons d’une roue.
Les échinodermes n’ont de lien avec aucun autre invertébré.
Leur corps est formé par un dermasquelette qui donne à l’animal une certaine rigidité. Projetés
vers l’extérieur à partir de ce dermasquelette ; il y a de nombreux piquants, aussi (.?.) calcaires.
A l’intérieur de ce dermasquelette se trouve la grande cavité du corps, ou «cœlome», dans
laquelle se trouvent les organes internes. Le cœlome contient une sorte de lymphe dans lequel
baignent les organes. Des cellules amiboïdes transitent en lui, pour éliminer des déchets et
transporter des nutriments vers toutes les parties du corps.
Il a un système digestif entier, qui, à partir de la bouche, va dans la partie ventrale du corps,
jusqu’à l’anus. Des glandes digestives renversent les secrétions dans l’estomac. Une seule
disposition, appelée « système aquifère », permet à l’eau de pénétrer à l’intérieur d’une plaque calcaire perforée du dermasquelette et ensuite de circuler par un canal et de le traverser jusqu’à un autre anneau qui
se ramifie dans des canaux radiaux. Chacun d’eux, émet une multitude de pairs de « tubes ambulacraires ». Quand ces tubes sont remplis d’eau, ils sont utilisés pour la locomotion et servent aussi d’organes respiratoires.

Autour de la bouche d’un échinoderme il y a un « anneau nerveux ». Cinq branches (s’)irradient
de cet anneau, et des nerfs minuscules se dirigent vers les organes internes. Ils n’ont pas des
organes sensoriels bien développés, même si les tubes ambulacraires fonctionnent comme des
organes tactiles.
Les glandes sexuelles répandent leurs produits dans l’eau, où la fécondation a lieu. Les œufs
fécondés donnent lieu, chacun à leur tour, à des larves qui nagent librement grâce aux
bandes ciliées et qui traversent plusieurs étapes de développements avant de prendre
l’apparence, en miniature, de leurs parents.

Les oursins sont des échinodermes aux formes globulaires, ovales ou aplaties dans des disques
minces. Cinq dents entourent leur bouche. Le squelette forme une carapace de plaques fixes.
Les épines sont nombreuses, dures et mobiles. Cinq fils de tubes ambulacraires irradient de la
surface, en convergeant vers le centre supérieur et inférieur du corps.

La plupart des oursins habitent près des côtes rocailleuses, où ils peuvent se nourrir d’algues, de
petits animaux et de matières en décomposition. Beaucoup de gens, plus particulièrement les
habitants des pays de la Méditerranée, considèrent que les ovaires d’oursin sont un plat exquis.
Les oursins cuirassés sont étroitement liés aux petits oursins. Ils s’enterrent également dans le lit
de la mer et se nourrissent de plantes et d’animaux microscopiques.

Source : Enciclopedia de las ciencias, Volume 6, « La vie des animaux » (traduction libre D.T.)

Post­oursin. Les ancêtres

Quand on a entendu plusieurs fois une anecdote c’est difficile de la repérer dans le temps. C’est
comme si, à force de la répéter, elle avait dissipé le temps pour aller se placer dans un autre
endroit moins vide de la mémoire, de l’histoire, de la présence.

La première fois dont je me souviens avoir entendu parler des oursins, c’était de la bouche de
mon père qui se régalait, d’une façon assez étrange, à partager une anecdote de vie ou de mort
traversée par lui.
Sûrement j’étais un enfant quand j’ai entendu cette histoire car, même si cette histoire avait été
dite dans ce moment­ci, il y a toujours un côté gamine irréductible qui me survient au contact de
mon père.

L’anecdote, à imaginer dans un contexte épique au milieu d’une tempête dans l’Océan Pacifique
– cela bien entendu si ça vous intéresse de suivre ma gamine dans le vécu de cette histoire –,
a eu lieu sur une plage très connue de mon pays, au moment de la jeunesse de mon père.
Apparemment, il voyageait assez souvent en dehors de la ville de Mexico avec ses amis pour
(aller) s’amuser et profiter des plaisirs que sa vie citadine empêchait. C’est pour cela qu’il
prenait la route de temps­en­temps avec son scooter pour aller ailleurs.
Cette fois-­ci il était parti avec des amis à la plage. Il me reste moins imaginable que claire –
d’ après une certaine pudeur que je ressens à imaginer mon père jeune – qu’est­ ce qu’ils étaient
en train de faire sur la plage. Mais la plage n’est pas si importante pour l’anecdote.
Pourtant la mer acquit en elle une valeur extraordinaire, presque mythique.
Mon père décida d’aller nager dans la mer et de mettre en pratiques ses capacités de bon
nageur. Pourtant, déjà assez éloigner du bord, un fort courant l’empêchait de plus en plus de
revenir et il se voyait chaque fois plus seul et confiné à une vaste masse d’eau.
Au bout de la lutte à contrecourant, la fatigue insurmontable le rendit incapable de continuer et il
décida de lâcher prise. Le courant le conduisit près d’une roche couverte d’oursins et étant, à
son avis, le seul espoir de ne pas se noyer, il la prit.
Couvert d’épines d’oursin, mon père avait éprouvé un petit goût de sa propre mort, et pourtant
grâce à la douleur des épines d’oursin il eut accès à une reprise de sa vie.

C’est comme ça que l’oursin est devenu l’un de mes ancêtres les plus précieux.

D.T.

Révision du texte français Fanny Sabuco

*Oursine

J’attends de devenir mammifère

Et faire de mes ovaires une source de vie.

Pendant que cela se passe,

J’éjecte des œufs à l’environnement.

Je suis oursin.

D.T.

­Révision du texte en françaisFanny Sabuco

Des ovaires d’oursin

L’oursin ou Hérisson de mer se sert principalement en Hors­d’œuvre.
Après en avoir supprimé les piquants, ◦on l’ouvre du côté plat en coupant la coquille à l’aide de
ciseaux, puis on le débarrasse de l’eau qu’il contient et du tube digestif.
La partie comestible est constituée d’ ovaires dont la couleur est généralement d’un rouge
pourpre, et elle se prend avec des mouillettes de pain, comme s’il s’agissait d’un œuf

à la Coque,
d’où cette autre appellation d’œuf de mer attribuée à l’oursin.
Ces ovaires, ou Corail, fournissent une purée qui

complète excellemment les sauces pour
poissons. On l’associe particulièrement à la Béchamel.

­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­
Crème d’oursins chaude (pour Poissons)
•Préparer 5 décilitres de Sauce Béchamel en la maintenant un peu épaisse.
•Ouvrir 20 oursins en procédant comme il est dit plus haut,
•extraire la partie comestible ;
•la passer au tamis fin
•et l’ajouter dans la sauce bouillante.

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Sauce à la purée d’oursins (pour Crustacés)
•Nettoyer 20 oursins
•et les cuire à l’Eau Salée avec quelques aromates ;
•égoutter
•et laisser refroidir.
•Extraire la substance rouge ;
•la passer au tamis
•et l’ajouter à 4 décilitres de Sauce Mayonnaise un peu relevée.

Source : http://escoffier.org/adlt/escoff/french/COursi.htm